Nouveautés fiscales 2010

5 janvier 2010

Plafond global des niches fiscales

Pour les ressources perçues à partir de 2010, un contribuable ne pourra pas réduire son impôt sur le revenu en utilisant les niches fiscales (emploi à domicile, garde d’enfants, dons aux associations, Scellier…) au-delà d’un montant égal à 20 000 euros plus 8 % de son revenu imposable, contre 25 000 euros plus 10% du revenu jusque là.

Loi Scellier

La réduction d’impôt sur le revenu, dont bénéficient les contribuables achetant un logement neuf pour le louer sous certaines conditions, reste au même niveau que 2009 – soit 25 % du prix d’achat – pour les logements acquis en 2010, que ces derniers respectent ou non la norme «bâtiment basse consommation» (BBC).

Crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt

Les ménages qui achètent ou construisent leur résidence principale avaient droit à un crédit d’impôt sur le revenu égal à 40 % des intérêts de leur emprunt la première année et à 20 % les quatre années suivantes. Cet avantage diminue uniquement pour les logements neufs qui ne respectent pas la norme BBC : pour les acquisitions de 2010, le crédit d’impôt passe à 30 % la première année et 15 % les suivantes. Rien ne change en revanche pour les habitations BBC, qui conservent un crédit d’impôt plus généreux (40 % sur sept ans).

Fiscalisation des indemnités pour accident du travail

50 % des indemnités journalières pour accident du travail sont désormais soumises à l’impôt sur le revenu. Cette mesure s’applique aux indemnités reçues en 2010 et imposées en 2011.

Indemnités de départ à la retraite et retraites chapeaux

Les indemnités de départ volontaire à la retraite, hors plan social, sont soumises à l’impôt sur le revenu au premier euro et non plus à partir de 3 050 euros. Les prélèvements sur les retraites chapeaux, payés par les entreprises, sont alourdis afin de rendre ce régime de moins en moins intéressant.

Donations des grands-parents aux petits-enfants

Il existe un régime spécifique pour les donations sous forme de sommes d’argent : tout don inférieur à 31 395 euros est exonéré de droit de donations. À partir de 2010, la limite d’âge pour le donneur passe à 80 ans si le don d’argent est effectué au profit des petits-enfants et arrière-petits-enfants.

ISF PME

Ce régime permet de réduire son ISF en investissant dans des PME soit directement, soit via des holdings, soit via des fonds. Un décret encadrera désormais les frais perçus par les holdings et les fonds. Ces fonds auront seize mois maximum pour investir dans des PME.

Taxation des plus-values sur titres

À partir de 2010, quel que soit le montant de la cession, la plus-value supporte les 12,1 % de prélèvements sociaux. En revanche, l’exonération d’impôt sur le revenu sous les 25 730 euros de cession demeure.

Bouclier fiscal

Les règles de prise en compte des dividendes et des déficits pour le calcul du bouclier fiscal sont modifiées. Jusqu’à présent, lorsqu’un contribuable choisissait une imposition au barème de l’impôt sur le revenu pour ses dividendes, seuls 60 % de ces mêmes dividendes étaient considérés comme du revenu dans le calcul du bouclier fiscal. Dès 2009, cette proportion passe à 70 % ; puis à 80 % en 2010, 90 % en 2011 et 100 % en 2012. Par ailleurs, les revenus intégrés dans le calcul du bouclier ne seront réduits que des déficits et des moins-values ayant trait à la même année.

Assurance-vie

À partir de 2010, lors du décès de l’assuré, les capitaux versés au bénéficiaire n’échapperont plus aux prélèvements sociaux de 12,1 %. Cette mesure ne concerne toutefois que les contrats multisupports.

POINT SUR LA PROTECTION DU TITRE DE CONSEILLER EN GESTION DE PATRIMOINE

4 janvier 2010

Début de l’histoire…

gagnadre

La tenue du colloque, à l’occasion du 20ème anniversaire de notre diplôme en présence de Louis Giscard d’Estaing, député du Puy-de-Dôme et Vice-président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, a été l’occasion de formuler une demande de protection du titre de conseiller en gestion de patrimoine. « A défaut d’un ordre, il convient de protéger le titre de Conseiller en gestion de patrimoine » avais-je conclu lors de mon intervention.

Forte d’un soutient quasi unanime, Monsieur Louis Giscard d’Estaing a retenu notre proposition. Après quelques rencontres, effectuées en présence de notre Présidente Catherine Orlhac, Le député du Puy-de-Dôme a souhaité élaborer une proposition de loi visant à la création d’un ordre. S’inspirant largement des contributions écrites réalisées à l’occasion du colloque pour l’exposé des motifs, nous avons aussi participé à la rédaction d’articles de la proposition, plus particulièrement la définition, les conditions d’accès…

A l’issue de cette phase nous avons proposé au député d’établir un communiqué commun, paru dans plusieurs organes de presse, afin de convier l’ensemble des acteurs à réagir à cette proposition de loi, faire valoir leurs remarques et formuler leurs propositions. Ce texte circule depuis le mois de mai 2008. Les associations professionnelles, l’A.M.F., l’A.F.B… ont aussi rencontré le député.

Ou en sommes-nous ?

Si la protection du titre semble faire l’unanimité, la création d’un ordre, bien que soutenue par une majorité de professionnels, n’a pas permis de réaliser le consensus voulu par Louis Giscard d’Estaing pour déposer sa proposition de Loi. Devant cette situation, le Vice-président de la commission de finances souhaite revenir à notre demande initiale et travaille actuellement dans ce sens.

La suite, la suite…

Si tout se passe bien et si le calendrier législatif le permet, une proposition de loi pourrait être déposée avant l’été sur le bureau du Président de l’Assemblée Nationale pour être soumise au vote de nos représentants avant la fin de l’année. Sans qu’il soit question de vendre la peau de l’ours… mais compte tenu de la légitimité et la nécessité d’un tel texte, nous pouvons, nous devons rester confiant dans l’aboutissement de notre proposition.

Maxime et espoir en guise de conclusion : colloque pour les 20 ans, proposition de loi qui suit dans les deux ans… Vivement le 25ème anniversaire !

LA RENTE VIAGERE : UN OUTIL MODERNE ET EFFICACE POUR OPTIMISER UNE TRANSMISSION DE PATRIMOINE

22 décembre 2009

CONSTAT

Optimiser la transmission du patrimoine, si possible par anticipation, est un objectif majeur de nos concitoyens. Aider les générations les plus jeunes[1] au moment où elles ont en ont le plus besoin, bénéficier des avantages fiscaux accordés par le législateur[2], voilà des ingrédients qui militent pour un transfert plus rapide des actifs entre les générations.

A l’opposé, les craintes légitimes quant au financement des régimes de retraite, l’Etat qui se  désengage de plus en plus de la couverture des risques liés à la durée de vie humaine, la « peur de vivre » ! de nombreuses années encore avec des besoins financiers qui s’accroissent avec l’âge, freinent les ardeurs des futurs donateurs.

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