Conseil en gestion de patrimoine indépendant : Exercice professionnel et perspectives législatives

5 octobre 2011

Dans le cadre des travaux parlementaires visant le métier de conseiller en gestion de patrimoine indépendant, Jean-Louis Gagnadre, initiateur du projet, livre ses réflexions et ses convictions sur les besoins de la profession et les attentes de la clientèle dans une contribution au sein de La lettre UAF Patrimoine (n°26 – septembre 2011).

Pour en prendre connaissance, vous pouvez suivre le lien suivant :

http://www.ethic-finance.com/IMG/pdf/ART-JL.pdf

N’hésitez pas à nous faire part de vos avis et commentaires.

Rapport parlementaire visant les conseillers en gestion de patrimoine

27 juillet 2011

C’est le 25 juillet dernier que Monsieur Louis Giscard d’Estaing, député du Puy-de-Dôme, a remis son rapport visant les conseillers en gestion de patrimoine à Monsieur François Baroin, Ministre des Finances.

Très détaillé, ce travail a le mérite de faire un large tour d’horizon de l’environnement légal et règlementaire et d’établir un inventaire exhaustif des pratiques professionnelles.

On peut regretter que les conclusions et les propositions législatives se bornent à encadrer l’usage d’un titre de « conseil en gestion de patrimoine » aux conditions cumulatives d’exercer :

- une activité de conseil en investissements financier,

- de commercialisation de supports d’épargne,

complétées par l’obtention d’un diplôme de troisième cycle de conseil en gestion de patrimoine.. !

La consultation publique, initiée par le ministère des finances qui s’ouvre jusqu’à la mi-septembre, permettra aux professionnels de faire valoir leur souhait de voir reconnaitre une activité de conseil patrimonial global, autorisée à diffuser les supports d’épargne et d’investissement adaptés aux besoins de leurs clients.

Si vous souhaitez prendre connaissance de ce rapport, cliquez sur le lien :
http://www.ethic-finance.com/MISSION-PARLEMENTAIRE-LOUIS

Vos réactions…. ?

La réforme des retraites entre en vigueur …

1 juillet 2011

La loi portant la réforme des retraites, promulguée le 10 novembre 2010 entre en vigueur ce vendredi. L’âge légal va progressivement passer de 60 à 62 ans, à raison de quatre mois supplémentaires par an. Les premières personnes concernées sont celles nées après le 1er juillet 1951. Elles devront donc travailler quatre mois supplémentaires pour voir leurs droits à la retraite s’ouvrir. Les assurés nés à partir de 1956 partiront en retraite à 62 ans.

Dans les régimes spéciaux, cet âge augmentera de la même façon, mais à compter du 1er juillet 2017.

L’âge du taux plein – c’est-à-dire celui à partir duquel un salarié bénéficie d’une retraite complète même s’il n’a pas cotisé suffisamment de trimestres (165 trimestres à terme) – est relevé progressivement de 65 à 67 ans entre 2016 à 2023.

Le départ en retraite anticipée à 60 ans demeure possible, au titre de la «pénibilité». Les personnes justifiant d’un taux d’incapacité permanente au moins égal à 20% ainsi que, après avis d’une commission pluridisciplinaire, celles justifiant d’un taux d’incapacité permanente compris entre 10% et 20% continuent à pouvoir partir à 60 ans.

Réforme de la fiscalité du patrimoine : délai de rappel fiscal

29 juin 2011

Dans le prolongement des modifications visant le barème de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune, le législateur a souhaité compenser la perte de recettes fiscales par une augmentation des droits de succession et de donation.

Outre le relèvement des taux d’imposition pour les patrimoines très importants (pour un actif patrimonial transmis supérieur à 900 000 euros par parent et par enfant), les députés envisagent de porter le délai de rappel fiscal des donations de 6 à 10 ans, à compter de l’entrée en vigueur de la loi prévue pour la mi-juillet 2011.

Ainsi, si vous avez transmis 150 000 euros à un enfant en 2010 (inférieur à l’abattement de 159 325 euros), vous auriez pu renouveller cette opération en 2016 en bénéficiant une nouvelle fois de l’abattement.

À compter de la mi-juillet, il faudra attendre 2020 pour bénéficier de l’abattement.

Les sénateurs ont toutefois amendé le projet (semble-t-il avec l’aval du gouvernement) afin de lisser dans le temps les effets négatifs de ce texte pour celles et ceux qui auront effectué des donations avant l’entrée en vigueur de la loi.

Ainsi, un abattement de 20% par an sera appliqué lors du rappel fiscal des donations effectuées avant la mi-juillet de cette année.

Pour celles et ceux d’entre vous ayant à court ou moyen terme un projet de transmission, nous ne saurions trop vous conseiller de réfléchir si ce souhait peut être anticipé !

N’hésitez pas à nous solliciter pour évoquer ce sujet plus amplement.

ISF 2011 : Projet du Gouvernement (suite)

13 mai 2011

ATTENTION : Les propos ci-après détaillés ne sont qu’une analyse du projet de Loi de Finances Rectificative pour 2011, déposé par le Gouvernement auprès de l’Assemblée Nationale en date du 11 mai 2011. Ledit projet sera, dans les semaines qui viennent, débattu par nos Députés et Sénateurs. Il pourra subir modifications et aménagements avant son vote définitif et la publication du décret d’application.

Pour faire suite à nos analyses publiées hier, voici quelques précisions sur ce que pourrait être le mode de calcul de l’ISF 2011 :

  • Les personnes ayant un patrimoine taxable inférieur ou égale à      1 300 000 euros n’auraient rien à régler.
  • Pour les assujettis ayant un patrimoine taxable supérieur à            1 300 000 euros, il conviendrait d’appliquer le barème actuel, en continuant de tenir compte de la première tranche (800 000 à         1 310 000 euros).

Exemple théorique :

Actif net taxable : 1 400 000 €

  1. 510 000 € d’assiette taxée à 0,55% (1ère tranche qui irait de 800 000 € à 1 310 000 €) ;
  2. 90 000 € d’assiette taxée à 0,75% (2nde tranche qui irait de    1 310 000 € à 2 570 000 € ;

soit un total de 3 480 €, qui pourrait être à payer pour le 30 septembre 2011.

Par ailleurs, il semblerait que le délai d’investissement dans des dispositifs « ISF PME » puisse, toute comme la déclaration et le réglement de l’ISF, être repoussé au 30 septembre 2011.

À suivre …

Réforme de la fiscalité du patrimoine : projet du Gouvernement

12 mai 2011

ATTENTION : Les propos ci-après détaillés ne sont qu’une analyse du projet de Loi de Finances Rectificative pour 2011, déposé par le Gouvernement auprès de l’Assemblée Nationale en date du 11 mai 2011. Ledit projet sera, dans les semaines qui viennent, débattu par nos Députés et Sénateurs. Il pourra subir modifications et aménagements avant son vote définitif et la publication du décret d’application.

En substance, le gouvernement propose que dès 2011 :

1. la première tranche de l’ISF soit supprimée,

2. les assujettis à l’ISF ayant un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros soient imposés selon le barème actuel,

3. la déclaration d’ISF et le paiement de l’impôt puissent être effectués jusqu’au 30 septembre 2011.

Pour 2012, il est proposé :

1. De supprimer le bouclier fiscal et le plafonnement de l’ISF. La situation des bénéficiaires actuels du bouclier fiscal de condition modeste serait prise en compte par la mise en place d’un dispositif de plafonnement de la taxe foncière en fonction des revenus.

2. De réformer l’ISF en le simplifiant et en l’adaptant aux réalités économiques :

a. Le barème de l’ISF ne comporterait plus que deux taux moyens d’imposition : les redevables ayant un patrimoine net taxable compris entre 1,3 million d’euros et 3,0 millions d’euros seraient imposés au taux de 0,25% sur la totalité de leur patrimoine net taxable et les redevables ayant un patrimoine net taxable supérieur à 3,0 millions d’euros seraient imposés au taux de 0,50% sur la totalité de leur patrimoine net taxable.

b. Pour lisser les effets de seuils, un dispositif de décote serait instauré pour les patrimoines compris entre 1,3 et 1,4 million d’euros, ainsi que pour ceux compris entre 3,0 et 3,2 millions d’euros.

c. Les modalités déclaratives seraient simplifiées pour la majorité des redevables.

3. Pour préserver le développement des petites et moyennes entreprises, le régime d’exonération des biens professionnels serait redéfini pour les entrepreneurs qui dirigent plus d’une entreprise ou qui diluent leur participation à l’occasion d’une augmentation de capital. Le développement d’un capitalisme familial serait également encouragé par des assouplissements des «pactes Dutreil».

4. La réforme serait financée par une taxation plus importante des donations et successions des hauts patrimoines, une contribution des non-résidents et l’instauration de dispositifs de lutte contre l’évasion fiscale internationale.

5. Le fort relèvement des abattements sur les droits de mutation à titre gratuit opéré par la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (dite loi TEPA) serait intégralement préservé.

6. De financer la réforme de l’ISF en mettant à contribution les détenteurs de hauts patrimoines par la modification de dispositions antérieures à la loi TEPA, dès lors que les évolutions de la loi TEPA les ont rendues moins pertinentes :

a. une augmentation de cinq points des tarifs applicables aux deux dernières tranches du barème d’imposition applicable aux successions et aux donations consenties en ligne directe ainsi qu’aux donations entre époux ou entre partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) ;

b. la suppression des réductions de droits de donation accordés en fonction de l’âge du donateur ;

c. une augmentation de six à dix ans du délai de rappel fiscal des donations.

7. Une taxation des résidences secondaires des non résidents permettrait de faire participer ces derniers au financement des services publics nationaux dont ils bénéficient.

8. Divers dispositifs viendraient en outre limiter l’optimisation et l’évasion fiscale internationale, notamment la taxation des trusts et la création d’une « exit tax » sur les plus-values de cession des participations significatives pour les contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France.

Encore une fois, nous vous rappelons que ces dispositions sont à prendre au conditionnel tant que le projet présenté n’aura été débattu et voté, et son décret d’application publié.

Toutefois, et concernant plus particulièrement l’ISF, il est possible de faire preuve de quasi certitude quant aux points suivants :

- l’envoi des documents fiscaux (imprimé n°2725 notamment) pour le 15 juin 2011 aurait été ajourné ;

- le dépôt de la déclaration et le paiement de l’ISF seraient décalés au 30 septembre 2011 (sachant que l’envoi des documents fiscaux pourrait intervenir début août 2011).

À suivre …

Liste des associations auprès desquelles les dons ouvrent droit à la réduction d’ISF de l’article 885-0 V bis A du CGI

11 avril 2011

Un décret vient préciser les associations reconnues d’utilité publique, de financement et d’accompagnement de la création et de la reprise d’entreprises, auprès desquelles les dons ouvrent droit à la réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) prévue à l’article 885-0 V bis A du Code général des impôts (CGI). Les deux associations retenues pour l’instant sont le Réseau Entreprendre et l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique (ADIE).
Sont concernés les versements réalisés à compter du 1er janvier 2011.
Décret n° 2011-380 du 7 avril 2011 - JO du 9 avril 2011

Déclaration de revenus 2010 : les dates à retenir

25 mars 2011

La campagne 2011, pour laquelle il conviendra de déclarer les revenus perçus en 2010, débutera le 26 avril prochain.  Pour les contribuables qui utilisent la version papier, leur déclaration d’impôt devra être envoyée au plus tard le lundi 30 mai à minuit.

Les adeptes de la télé-déclaration par internet auront plus de temps. Pour les départements numérotés de 01 à 19, l’échéance tombera le jeudi 9 juin. Les contribuables des départements 20 à 49 auront jusqu’au jeudi 16 juin et tous les autres jusqu’au jeudi 23 juin.

Quant aux non-résidents, ils bénéficieront d’un délai supplémentaire, jusqu’au jeudi 30 juin ou au vendredi 15 juillet selon les zones géographiques.

Enfin, pour les Sociétés Civiles Immobilières et/ou Patrimoniales non soumises à l’Impôt sur les Sociétés (IS), la date limite de dépôt des déclarations n°2071 et 2072 est fixée au 3 mai 2011.

Comme pour nombre de nos clients, notre cabinet peut bien évidemment vous assister dans vos obligations fiscales déclaratives (SCI, IR, ISF). Contactez-nous.

S’unir pour mieux s’organiser

4 mars 2011

Après les effusions sentimentales, vient le temps des préoccupations patrimoniales. Le couple d’aujourd’hui vit le plus souvent en concubinage, avant de se marier ou de se pacser. Ces trois modes de vie sont donc bien ancrés dans les mœurs, d’où l’intérêt d’en connaître les contours.

Vos questions :

Je souhaite me mettre en concubinage avec mon ami. Quels seront mes droits ? En cas de rupture, que va-t-il advenir de nos biens ? De notre logement ? Et si l’un de nous décède ?

Je vis en concubinage depuis quelques temps. Mon ami et moi souhaitons aller plus loin, mais nous ne savons pas quelle union choisir. Le PACS a-t-il vraiment des avantages ?

Mon ami m’a enfin demandée en mariage ! Nous devons maintenant nous pencher sur le régime à adopter. Je suis étudiante en pharmacie, il est avocat. Que faire ? J’envisage de reprendre dans quelques années la pharmacie de mon oncle, mon changement de profession aura-t-il des conséquences ?

Nous sommes mariés depuis trente ans. Mon époux est gravement malade et nous avons des dettes. Je souhaite vendre notre résidence principale pour les rembourser. Mon mari ne peut pas manifester sa volonté, comment faire ?

SOMMAIRE:

* Le concubinage, ou union libre

Le concubinage est peu encadré et permet au couple de se sentir plus libre. Cependant, cette union n’a pas que des avantages

* Le pacte civil de solidarité (PACS)

Le PACS est très en vogue aujourd’hui. Il permet aux partenaires certains avantages fiscaux et sociaux.

* Le mariage : bien choisir son régime matrimonial

Le régime matrimonial régissant les relations entre époux a toujours un impact sur le patrimoine de ces derniers. Il faut bien le choisir.

* Le changement de régime matrimonial

Les époux peuvent changer de régime s’il ne leur convient pas ou plus.

* Les époux, le mandat et la représentation

Les époux disposent, suivant les circonstances, de procédés visant à se représenter mutuellement.

Pour plus d’informations :

http://www.ethic-finance.com/S-unir-pour-mieux-s-organiser

Les premières pistes dévoilées …

3 mars 2011

Suppression du bouclier fiscal, ajustement du seuil d’entrée à l’ISF, maintien de la fiscalité successorale, du livret A, des tranches du barème de l’IR et de la fiscalité lors de la cession de la résidence principale, telles sont les cadres de la réforme de la fiscalité sur le patrimoine.

Réforme à minima donc …